
Mémoire archaïque du combat par confrontation
La mémoire archaïque du combat par confrontation est une réaction archaïque de protection, qui s’active lorsque l’intégrité du corps, de l’espace ou du territoire vital est directement menacée et que la fuite n’est pas possible.
Elle apparaît lorsque l’organisme perçoit qu’il doit tenir, faire barrage ou agir directement pour empêcher une atteinte jugée irréversible,
Noyau
Mémoire visant à préserver l’intégrité physique et existentielle face à un danger perçu comme vital. Ici, il ne s’agit plus de vivre, mais de ne pas mourir.
Caractéristiques
Peur brute et réflexe, hypervigilance corporelle, activation immédiate du système nerveux autonome, absence de raisonnement, réponses instinctives de figement, fuite ou agitation.
Manifestations possibles
Peur de mourir, peur d’être engloutie, écrasée, absorbée ou enfermée, peur de ne pas pouvoir se dégager, sensation aiguë de danger, besoin immédiat de sortie ou d’espace, panique soudaine sans cause rationnelle, réactions corporelles incontrôlées.
Formes de reconnaissance pour identifier cette mémoire
Besoin soudain de sortir, de s’éloigner ou d’échapper à une situation sans pouvoir expliquer pourquoi.
Figement, blocage corporel, impossibilité de bouger, de parler ou de réagir face à une situation perçue comme menaçante.
Agitation réflexe, mouvements rapides, respiration courte, besoin de faire quelque chose immédiatement pour survivre.
Evitement des espaces clos, difficulté avec les lieux fermés, confinés ou sans issue claire. Peur de l'eau ou de la profondeur, peur du vide.
Alerte corporelle, le corps réagit avant toute pensée, accélération du cœur, souffle coupé, tension soudaine.
But du soin
La reconnaissance en soin permet de rétablir une sensation de sécurité intérieure, sans nier l’instinct de protection.
L’intention est de permettre au système nerveux de sortir de l’urgence permanente, afin de retrouver une présence plus stable, respirable et incarnée dans le présent dans toutes les situations.