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Mémoire archaïque de la survie primordiale

La mémoire de survie primordiale est une réaction archaïque du corps face à un danger perçu comme vital, et elle s’active instantanément dès que l’organisme croit que la vie est menacée ici et maintenant, sans passage par le mental.

Noyau
Mémoire visant à préserver l’intégrité physique, émotionnelle et existentielle face à un danger perçu comme vital.
Il ne s’agit de ne pas mourir symboliquement ou réellement. Cette mémoire s’active lorsque la personne sent qu’abandonner, céder ou se dissoudre équivaudrait à une perte irréversible de soi. La lutte devient alors un réflexe de survie : se défendre pour ne pas être anéantie.


Caractéristiques
Peur brute et réflexe, hypervigilance corporelle et émotionnelle, activation immédiate du système nerveux autonome, passage en mode instinctif sans raisonnement, réponse de combat prédominante, tension physique intense, mobilisation de l’énergie vers l’attaque ou la défense, difficulté à se relâcher, sensation de devoir tenir ou résister coûte que coûte, impossibilité de céder sans danger perçu, alternance possible entre figement et sursaut combatif, maintien d’un état d’alerte élevé même après la disparition du stimulus


Manifestations possibles
Peur de mourir ou de disparaître symboliquement lors des confrontations, peur d’être engloutie, écrasée, absorbée ou enfermée, sensation aiguë de danger imminent, impression d’être acculée sans issue possible, besoin immédiat de se défendre ou de lutter, réactions d’attaque ou de contre-attaque verbales, émotionnelles ou physiques, montée soudaine de colère ou de rage instinctive, panique sans cause rationnelle identifiable, réactions corporelles incontrôlées, tensions musculaires intenses, souffle court ou coupé, accélération du rythme cardiaque, agitation ou figement suivis d’une réponse combatif-défensive, difficulté à se calmer après la situation


Formes de reconnaissance pour identifier cette mémoire
Réaction immédiate de défense lorsque l’on se sent menacée dans son espace intérieur, émotionnel ou physique
Besoin instinctif de lutter, de s’opposer, de répondre, d’attaquer pour ne pas être envahie
Sensation que si l’on ne se défend pas, quelque chose de vital va être perdu
Montée de colère ou de rage comme mécanisme de protection
Figement suivi d’un sursaut défensif ou combatif
Alerte corporelle intense : cœur qui s’emballe, respiration courte, crispation musculaire
Difficulté à lâcher le contrôle dans les situations perçues comme dangereuses
Rapport conflictuel à la contrainte, à l’intrusion, qu’elle soit physique ou émotionnelle


But du soin
La reconnaissance de cette mémoire en soin permet de restaurer une sensation de sécurité intérieure, sans nier l’instinct de protection ni la légitimité du combat. L’intention n’est pas de supprimer la capacité à se défendre, mais de permettre au système nerveux de sortir de l’état de lutte permanente, afin que la défense ne soit plus activée là où il n’y a plus de danger réel.

Le soin vise à retrouver une présence plus stable, respirable et incarnée, où la protection devient consciente, ajustée, et non plus dictée par la peur archaïque de la disparition.