
Mémoire archaïque de la survie fonctionnelle
La mémoire de survie fonctionnelle correspond à la peur diffuse de ne pas tenir dans la durée ou de perdre la stabilité nécessaire pour vivre, elle s’active lorsque l’on sort du cadre connu ou sécurisé, même sans danger immédiat.
Noyau
Mémoire archaïque liée à la nécessité de continuer à vivre, fonctionner et tenir dans le monde dans un environnement perçu comme incertain. Elle s’active lorsque quitter un espace connu, même inconfortable, est ressenti comme plus dangereux que d’y rester.
La sécurité ne vient pas du bien-être, mais duconnu, de l’habitude et de la prévisibilité.
Cette mémoire concerne la survie dans la durée, la protection de soi et des siens, la capacité à maintenir une stabilité minimale pour éviter que la situation ne devienne critique. Cette mémoire inclut la peur de perdre sa stabilité intérieure lorsque l’on est assignée à un rôle, une identité ou une norme sociale figée qui prétend définir ce que l’on est.
Ici, la survie fonctionelle n’est pas une urgence immédiate, mais la peur que tout puisse basculer si l’on sort du cadre connu.
Caractéristiques
Vigilance constante ou latente, anticipation du danger, besoin de contrôler ou sécuriser l’environnement, attachement aux routines et aux repères connus, peur de manquer (argent, nourriture, ressources, soutien), difficulté à se détendre pleinement, impression que « si je change ou si je lâche, je perds la sécurité ». Tension ou retrait face aux rôles imposés, aux identités sociales normées et aux cadres qui réduisent l’être à une fonction ou à une étiquette.
Manifestations possibles
Inquiétude chronique, peur de perdre un toit, un travail ou une stabilité, peur pour les enfants ou les proches, difficulté à quitter une situation connue même si elle est pesante, tendance à rester dans des contextes sécurisants mais limitants (travail, lieu de vie, relation), besoin de tout prévoir et anticiper, difficulté à faire confiance à la vie, fatigue nerveuse liée à la vigilance continue, peur de l’avenir, projections fréquentes de scénarios négatifs, peur de ne pas tenir ou de ne pas s’en sortir si quelque chose change. Blocage, fuite, invisibilité ou colère lorsque l’on se sent définie, évaluée ou enfermée dans un rôle, une identité sociale ou une norme collective.
Il ne s’agit pas de la peur de mourir, mais de la peur de perdre les bases nécessaires pour continuer à vivre.
Formes de reconnaissance pour identifier cette mémoire
Rester dans ce qui est connu pour éviter de perdre une sécurité, même si la situation est inconfortable.
Prévoir en permanence pour éviter les imprévus et se sentir en sécurité.
Se sentir chargée de maintenir l’équilibre matériel ou émotionnel pour soi ou pour les autres.
Tenir pour que tout ne s’effondre pas, difficulté à lâcher ou à demander de l’aide.
S'ajuster sans cesse à l’environnement pour rester dans un cadre gérable et maîtrisable.
Ressentir une contraction dès qu’un rôle, une identité ou une norme sociale tente de dire qui l’on est ou ce que l’on doit être.
But du soin
La reconnaissance permet de relâcher les schémas de contrôle, d’anticipation ou d’hyper-adaptation, sans perdre les capacités de discernement ou d’organisation.
L’intention est de sortir d’un mode de survie prolongé afin de retrouver une manière de vivre plus fluide, plus souple et plus alignée avec les besoins réels du présent. Restaurer la souveraineté intérieure en retirant l’identification aux rôles, aux identités et aux normes sociales, sans perdre la capacité de vivre et d’agir dans le monde.